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un pays où s'affranchir du voile islamique "relève, non de
la haute couture, mais de la haute trahison", les femmes ont créé,
en croisant le voile noir des nomades à de vagues influences yéménites,
à partir d'une étoffe légère qu'elles importent
d'Inde, un drapé chatoyant qui n'appartient plus qu'à elles.
Le
voile austère s'est éclairé de toutes les couleurs
dans lesquelles le baignent les teinturières, après que le
tissu a été noué de mille noeuds pour réaliser
les motifs dessinés sur l'etoffe. (...) Le melehfa est l'emblème
de cette dialiectique délicate de la séduction et de l'interdit,
de la nudité et de la pudeur, le signe de cette capacité
que manifestent les femmes à rester elles-mêmes ...".
("Mauritaniennes",
BERTOIN, J. in GEO, n°211, sept.1996, p.56).
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